Travailler après la retraite : quand l’impôt décourage les aînés

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Travailler après la retraite : quand l’impôt décourage les aînés

Travailler après la retraite : quand l’impôt décourage les aînés

Michel Pelletier, 67 ans, retraité de la Banque de Montréal, continue de travailler quelques heures par semaine dans une quincaillerie près de chez lui à Mont-Saint-Hilaire. Mais ce sexagénaire envisage d’abandonner ce petit revenu supplémentaire, frustré par le poids des impôts qui grèvent ses gains.

« Tant que ma santé me le permet, je continuerais volontiers, mais financièrement, ça n’en vaut plus la peine. Tout ce que je gagne part en impôt », confie M. Pelletier.

Pour lui, travailler après la retraite n’est pas seulement un moyen de rester actif et de socialiser, c’est aussi une manière de compléter sa pension. Mais l’allègement fiscal qui rendait cette démarche intéressante a fortement diminué. « Avant, je bénéficiais d’un crédit d’impôt de 1 500 $. Aujourd’hui, il n’est plus que de 400 $. La différence est énorme », déplore-t-il.

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Gérer ses revenus pour limiter l’impôt

Afin de réduire son fardeau fiscal, Michel Pelletier a demandé que davantage d’impôt soit prélevé à la source sur son salaire et continue de cotiser 4 500 $ par an à son REER sans toucher à ces fonds. Malgré ces stratégies, les récentes modifications au crédit d’impôt pour prolongation de carrière ont réduit les avantages dont il pouvait profiter.

Il s’inquiète également de ce qui se passera lorsqu’il sera obligé de retirer de l’argent de son REER : « Je crains que la situation ne devienne encore plus pénalisante », ajoute-t-il. Selon lui, des mesures devraient être mises en place pour encourager les retraités à continuer de travailler sans subir un poids fiscal disproportionné.

Travailler après la retraite : un choix réfléchi

Sur le plan strictement financier, continuer à travailler après la retraite mérite une réflexion approfondie. Certains revenus supplémentaires peuvent faire basculer les retraités dans des tranches d’imposition plus élevées ou réduire certaines prestations gouvernementales.

  • La Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) diminue dès que le revenu net dépasse 93 454 $ (2025).
  • Le Supplément de revenu garanti (SRG) est éliminé pour une personne seule si le revenu dépasse 22 512 $.
  • Heureusement, les prestations de la Régie des rentes du Québec (RRQ) ne sont pas affectées par un revenu d’emploi.

Ainsi, avant de décider de continuer à travailler après la retraite, il est essentiel d’évaluer l’impact fiscal global et les avantages sociaux disponibles.

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