Une vie sociale, c’est bon pour la santé!

Saviez-vous que le fait d’avoir une vie sociale est directement lié à une bonne santé? On se doute bien que ça puisse être bon pour le moral d’avoir des amis, mais il semble effectivement que cela nous aide aussi à être en meilleure forme physiquement. C’est ce que montre une étude publiée récemment dans Annals of Behavioral Medicine par des chercheurs de l’Université Concordia, à Montréal. Jean-Philippe Gouin, professeur de psychologie, a suivi avec ses collègues un groupe d’étudiants étrangers qui vivaient une situation de changements quant à leur intégration sociale à la suite de leur déménagement à Montréal. Les observations des chercheurs montrent que les personnes qui ont pu construire un réseau de soutien solide sont en meilleure santé. Durant cinq mois, les étudiants ont répondu à des questionnaires conçus pour évaluer leur capacité à s’intégrer socialement et pour mesurer le degré de solitude qu’ils éprouvaient. Les chercheurs ont aussi mesuré le pouls des participants dans le but de déceler d’éventuels changements dans ce qu’on appelle la variabilité cardiaque de haute fréquence. La vie sociale et les battements du cœur On s’intéresse au rythme cardiaque car il constitue un bon indicateur du fonctionnement du système nerveux parasympathique. « D’autres recherches ont montré que les personnes accusant une plus faible variabilité de la fréquence cardiaque présentent un risque accru de détérioration de leur état de santé, notamment un plus grand danger de maladies du cœur, précise le professeur Gouin. En d’autres mots, une diminution de la variabilité de la fréquence cardiaque est de mauvais augure », résume-t-il. L’étude a montré que les participants qui s’étaient fait des amis et s’étaient intégrés...

Les gens qui ont un but vivent plus longtemps

Tout le monde souhaite vieillir heureux. Nous le souhaitons pour nous-mêmes et pour nos proches, c’est pourquoi ce texte s’adresse autant aux aînés qu’aux proches aidants! Dans le dernier siècle, l’espérance de vie a augmenté de presque 30 ans dans la plupart des pays comme le Canada. Pendant que la science nous permettait ce pas en avant, par contre, nous n’avons pas réfléchi, collectivement, à ce que nous allions faire de ces trois décennies additionnelles. C’est pourquoi, personnellement, nous devons nous poser la question. Que désirons-nous le plus durant nos années de retraite? Avons-nous un but, dans notre vie? La motivation allonge la vie Eh bien, il est bon de savoir que le fait de poursuivre un objectif en particulier est une bonne chose pour tous. Cela rend la vie plus satisfaisante et nous apporte du bonheur, une meilleure santé et même un meilleur sommeil. Selon la Dre Patricia Boyle, neuropsychologue au Rush Alzheimer’s Disease Center de Chicago, avoir un but dans la vie « est un indicateur prévisionnel fiable de santé et de bien-être chez les aînés ». Que veut-on dire par le fait de poursuivre un but? Les gens qui sont animés d’un dessein clair dans leur vie sont celles qui répondent « oui » à une ou plusieurs des questions suivantes : « Certaines personnes vivent sans but, ils errent, mais je n’en fais pas partie. » « Lorsque je pense à ce que j’ai accompli dans le passé et à ce que j’espère faire dans l’avenir, je me sens bien. » « Je vis un jour à la fois, sans trop penser à l’avenir. » « Parfois, j’ai l’impression d’avoir réalisé tout ce qu’il est important de réaliser dans...

Vos parents vont-ils bien? Leurs vêtements vous le diront!

Si vous êtes proche aidant ou, du moins, si vous prenez soin d’aînés qui vivent toujours à domicile, vous souhaitez avoir souvent de leurs nouvelles afin de vous assurer qu’ils vont bien. Eh bien, cela peut sembler difficile à croire, mais bientôt, nous pourrons nous fier aux vêtements de nos proches pour nous rassurer sur leur état de santé! Des chercheurs du Centre collégial de transfert de technologie en télécommunications (C2T3, intégré au Cégep de Trois-Rivières) travaillent actuellement à incorporer certaines technologies dans des vêtements. Ces innovations permettront de faire le suivi, en temps réel et à distance, de l’état des personnes qui les portent. Ces travaux visent particulièrement la télésurveillance des personnes en perte d’autonomie. « Ce n’est plus de la science-fiction! L’intelligence qu’on a pu acquérir ces derniers temps autant dans l’industrie du textile que dans les nouvelles technologies d’information est aujourd’hui une réalité concrète qu’on peut appliquer », affirme Tayeb Medjeldi, directeur du C2T3. La technologie dans le vêtement En termes simples, divers senseurs seront incorporés aux vêtements d’aînés à mobilité réduite qui vivent à domicile. Ces senseurs, placés par exemple sur la nuque ou dans le dos de la personne, pourront reconnaître divers facteurs physiques comme la posture, une chute, une collision, un affaissement, etc. Un système de GPS permettra même au système de savoir dans quelle pièce la personne se trouve. Dès qu’un capteur détectera une situation critique, une alerte pourra être envoyée à des proches, des aidants ou même des professionnels de la santé. Ce projet novateur correspond bien avec l’objectif du gouvernement de prôner le maintien à domicile des personnes âgées. Ainsi, le C2T3...

La danse pour soigner l’incontinence

Comment un jeu vidéo pourrait-il bien servir à diminuer les fuites urinaires chez les femmes âgées souffrant d’incontinence? C’est pourtant une idée qui a germé dans l’esprit d’une chercheuse de l’Université de Montréal! Objectif : diminution des fuites urinaires On le sait, l’exercice physique a de multiples bienfaits. Dans le cas qui nous intéresse, le point de départ est l’effet bénéfique du renforcement des muscles du plancher pelvien pour diminuer la fréquence des fuites urinaires. Des programmes d’exercices en physiothérapie existent déjà, mais la Dre Chantal Dumoulin, Ph. D., titulaire de la Chaire de recherche du Canada en santé urogynécologique et vieillissement, chercheuse à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et professeure agrégée au programme de physiothérapie de l’École de réadaptation de l’Université de Montréal, cherchait, avec ses collègues, un moyen d’augmenter l’efficacité d’un tel programme. Avec un groupe de 24 participantes, l’étude consistait à ajouter au programme des exercices de danse réalisés avec une console de jeu vidéo. Les résultats ont montré une plus grande diminution des fuites urinaires, aucun abandon en cours de programme et un taux de participation plus élevé. Bref, avec la danse, le programme d’exercice a été plus efficace et a fait l’objet d’une adhésion augmentée. Traiter l’incontinence urinaire par le plaisir Selon les chercheuses, la clé de ce succès est le plaisir! « L’adhésion au programme est un facteur clé de réussite du programme : plus on pratique, plus on renforce nos muscles du plancher pelvien. Notre défi était de motiver les femmes à se présenter chaque semaine. Nous avons rapidement compris que la danse constituait pour les femmes un moment de plaisir qu’elles ne voulaient pas manquer! L’aspect...

Cesser de fumer, plus facile avec les réseaux sociaux

Comme nous en parlions il y a quelque temps, il n’est jamais trop tard pour cesser de fumer. Les bienfaits commencent à se faire sentir rapidement, peu importe l’âge du nouveau non-fumeur. Par ailleurs, les méthodes susceptibles d’aider les gens à cesser de fumer sont nombreuses, des timbres (ou patches) à l’hypnose, en passant par les gommes à la nicotine. Mais au-delà de la méthode choisie, un autre élément clé semble vouloir s’imposer comme faisant partie d’une stratégie gagnante : le soutien des pairs à travers les réseaux sociaux. En effet, un chercheur de l’Université de Géorgie, aux États-Unis, a mis en lumière les bienfaits de l’appui que s’apportent en ligne, mutuellement, les personnes qui cessent de fumer. Dans cette étude parue en septembre 2013, le chercheur Joe Phua démontre comment les personnes qui vont chercher du soutien dans des réseaux sociaux spécifiquement consacrés à la santé et à l’arrêt du tabagisme considèrent qu’il leur est plus facile de cesser de fumer. Un appui précieux En examinant de tels sites Web de réseautage social, le chercheur a constaté que plus nombreux sont les gens qui s’y inscrivent, plus ces membres ressentent un sentiment d’appartenance à la communauté qui se crée. Les gens s’identifient aux autres participants, ils donnent et reçoivent des conseils et un soutien social de plus en plus solide et utile. Ainsi se crée un lien de confiance entre les participants, cette confiance étant en elle-même un vecteur d’amélioration du soutien. De plus, la participation à de tels réseaux sociaux sur Internet est généralement gratuite et facile d’accès, ce qui est propice à la participation des gens, surtout...