Cesser de fumer… est-il trop tard?

Les intervenants oeuvrant dans les Centre d’abandon du tabac entendent souvent le prétexte suivant chez les fumeurs de plus de 55 ans : «Puisque j’ai fumé pratiquement toute ma vie, pourquoi est-ce que je cesserais de fumer maintenant? Ça ne vaut pas les efforts que cela me demanderait, surtout si les dommages sont irréversibles…» Au Canada, les personnes âgées de plus de 55 ans représentent 13 % de tous les fumeurs. En outre, 85 % de cette génération sont ce que l’on appelle de «gros fumeurs», consommant en moyenne 17 cigarettes par jour. Les bienfaits rapidement constatés Considérons ces quelques faits : • 20 minutes après la dernière cigarette, la tension artérielle, la fréquence cardiaque et la température du corps reviennent à la normale; • après 24 heures sans tabac, le risque de crise cardiaque diminue; • un an après la cessation tabagique, le risque de décès par crise cardiaque est réduit de 50 %. Le cancer et les autres risques Les liens entre cancer et tabagisme ne sont plus à démontrer. Or, le cancer n’est pas la seule conséquence possible du tabagisme sur la santé. De fait, cette addiction peuvent affecter la qualité de vie et l’autonomie des aînés. Par exemple, la consommation de tabac réduirait la densité osseuse chez les femmes ménopausées. Elle est aussi en cause dans la cataracte, dont l’incidence est de deux à trois fois plus élevée chez les fumeurs. Le tabagisme aggrave ou complique le traitement de problèmes de santé comme le diabète, l’hypertension, les maladies cardiaques et respiratoires, les troubles du sommeil, en plus de perturber le processus de cicatrisation. Une espérance de...