Parvenir à accepter la surdité

Si vous souffrez d’une forme ou d’une autre de surdité, sachez que vous n’êtes pas seul. La surdité affecte près de 1 personne sur 3 chez les 65-74 ans et près de 1 personne sur 2 chez les gens de 75 ans et plus. D’ailleurs, différentes études s’entendent sur un fait en particulier : le nombre de personnes affectées par des problèmes d’audition est en pleine croissance. Le chemin vers l’acceptation Parmi les facteurs garants d’une bonne qualité de vie pour une personne aux prises avec la surdité, il ne faut pas négliger un élément qui paraît simple au premier abord : l’acceptation. Si vous – ou un aîné dont vous prenez soin – avez des difficultés auditives, vous comprendrez qu’il est difficile de s’adapter à un tel diagnostic. Découvrir que notre audition va en diminuant, qu’on la perdra peut-être complètement, c’est initialement un dur choc. La personne se trouve à devoir vivre un deuil, en quelque sorte, et les autres étapes de sa réaction – vécues dans l’ordre ou dans le désordre – y sont similaires : la personne passe par la négation, la culpabilité, l’impuissance, pour enfin en venir au détachement, point où on admet nos limites, où on peut commencer à mettre les choses en perspective plus sereinement. Au bout du processus, l’acceptation de la surdité vient lorsqu’on atteint un point où on se concentre sur les solutions plutôt que sur le problème. C’est là qu’on acceptera de faire l’essai d’un appareil auditif, par exemple. Accepter de l’aide Les diverses étapes de ce « deuil » que nous venons de décrire peuvent être pénibles et leur durée varie d’une personne à l’autre. Il est important, en cours...