La zoothérapie pour les aînés vivant seuls

La thérapie assistée par animal, aussi appelée zoothérapie, est utilisée dans de nombreux cas depuis de nombreuses années. Les hôpitaux font appel à des chiens dans une certaine mesure pour soutenir les patients, de même que les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et les résidences pour personnes âgées. Ce type de thérapie peut offrir de multiples avantages à différents types de personnes, particulièrement les aînés vivant seuls à domicile. Les bienfaits peuvent être de nature affective, physique, sociale et mentale.

La zoothérapie a pris naissance au cours des années 1950 dans un hôpital américain. Un psychologue, Boris Levinson, fut le premier à décrire le rôle des animaux comme aide à la socialisation. Il fut le premier à intégrer un animal dans ses séances de thérapie.

Plus près de nous, il y a Zoothérapie Québec, un organisme sans but lucratif créé en 1988 ayant pour but de développer des programmes qui s’adressent à des personnes présentant des problèmes d’ordre social, physique, psychologique ou cognitif, de même que les personnes âgées en perte d’autonomie ou esseulées.

Pour une personne âgée, le placement d’un animal lui sert de compagnon et améliore sa qualité de vie. En effet, certains animaux se transforment en confidents et en outils thérapeutiques d’une efficacité de plus en plus reconnue. Grosso modo, voici quelques-uns des bienfaits de l’interaction avec l’animal :

  • diminution de la tension artérielle
  • niveau de sérotonine plus élevé dans le cerveau, ce qui favorise l’exercice physique
  • moins à risque de ressentir des symptômes dépressifs
  • diminution de l’anxiété
  • diminution de la douleur
  • remède à l’ennui et rupture de l’isolement
  • camaraderie

Fait important à souligner : la zoothérapie est aussi très bien réglementée. En fait, elle doit observer et respecter les règles de santé et de sécurité au travail établies (allergies, peurs, phobies, etc.). Qui plus est, le choix de l’espèce animale est très scrupuleux, et son évaluation, soigneuse. On soumet normalement l’animal à un test d’aptitudes. L’animal choisi doit posséder un bon tempérament, afficher un bon état de santé, être suivi de près par un vétérinaire et lavé régulièrement. Bref, tout est mis en œuvre pour assurer un contact privilégié avec l’animal.

Sources et ressources